Vaste territoire du pays lanaudois bordé à l'ouest par La Plaine, au sud-ouest par Terrebonne
dont il est distant de 7 km et, au sud-est, par Lachenaie, Mascouche constitue une petite ville moderne en
pleine expansion dont la moitié du territoire est encore consacrée à l'agriculture.
Établie au nord de
l'agglomération de Montréal, sur les rives de la rivière qui lui a donné son nom et qui y trace de nombreux
méandres en la scindant littéralement en deux, cette entité est riche d'un passé ancien. En effet, son nom
est connu avec certitude depuis 1722 -- probablement remonte-t-il vers 1650-1660 -- sous les formes
Rivière Maskoueche et Rivière de Maskouche signalées dans un procès-verbal de Mathieu-Benoît Collet
en 1721, lequel portait sur les districts paroissiaux, époque à laquelle on a commencé à défricher ses
belles terres.
D'origine amérindienne, plus précisément algonquine, Mascouche a pour sens ourson, de
maska, maskwa, ours, forme de laquelle on a tiré maskoch, petit ours. Certains spécialistes estiment que
ce mot véhicule plutôt la signification prairie unie, interprétation davantage en accord avec la nature du territoire
fertile et bien horizontal au coeur duquel a été implantée la ville et que corroborerait le nom de la municipalité
voisine de La Plaine.
Cependant, le père Joseph-Étienne Guinard, grand connaisseur de la toponymie
amérindienne, dénonçait avec la dernière énergie le sens de plaine. À l'origine, les Mascouchois étaient
rattachés au territoire de la seigneurie de Lachenaie, concédée dès 1647, et leur municipalité a d'abord été
érigée comme celle de la paroisse de Saint-Henri-de-Mascouche, en 1845 et en 1855, avant de prendre le
nom et le statut de ville de Mascouche, en 1971.
Cependant, une paroisse au nom identique avait été érigée
canoniquement en 1831 et civilement en 1836, bien qu'un curé y ait été nommé dès 1750.
Source: Noms et lieux du Québec