On a longtemps cru que le nom de cette municipalité outaouaise faisait allusion au
détroit qui sépare l'Italie péninsulaire de la Sicile. Cependant, il a été établi avec certitude qu'il s'agit
de l'emprunt du nom du village belge nommé Messines (en néerlandais Mesen ou Meesen), en Flandre occidentale,
où des Canadiens se sont illustrés au cours de la Première Guerre mondiale. D'ailleurs, cet endroit est situé
à la frontière de la France, à quelques kilomètres d'Ypres, témoin également de la vaillance et du courage des
nôtres.
Dans les lettres patentes de 1921, on a consigné erronément la graphie Messine, sans -s final, erreur
largement reproduite depuis et rectifiée en 1986, qui d'ailleurs affectait le nom de la paroisse,
Saint-Raphaël-de-Messine, érigée en 1937. Le décor messinois, agrémenté par les eaux du lac Blue Sea,
par le très grand nombre de plans d'eau qui couvrent le tiers du territoire de même que par la propreté
du village, a valu à l'endroit le titre mérité de Fleur de la Gatineau.
Quelques personnes se sont
installées sur le territoire dès 1840, à 110 km au nord de Hull et à une quinzaine de kilomètres au
sud de Maniwaki, endroit qui faisait partie intégrante du canton de Bouchette à cette époque.
Les débuts véritables de la municipalité remontent toutefois à 1906, époque à laquelle on identifiait
ces lieux comme Burbidge ou Burbridge, du patronyme du sous-ministre de la Justice George Wheelock
Burbidge (1847-1908), l'un des avocats de la Couronne lors du procès du Métis Louis Riel, et propriétaire
d'un chalet le long du lac Blue Sea.
Cette appellation identifiait le bureau de poste local entre 1907 et
1920, date à laquelle il recevait sa dénomination actuelle, Messines.
Source:
La Commission de toponymie Noms et lieux du Québec dictionnaire illustré également disponible en version imprimée.