Centre industriel et commercial de la Côte-du-Sud parmi les plus importants, la ville de
Montmagny est située à quelque 80 km de Québec, à l'est de Berthier-sur-Mer, sur la rive sud du Saint-Laurent.
Construits, au début, sur les deux rives de la rivière aux Vases, devenue la rivière du Vieux Moulin, les lieux recevaient
les premiers Magnymontois dès 1678, année de la fondation de la mission de Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-Lacaille.
La municipalité du village de Montmagny, érigée en 1845 et devenue ville en 1883, fusionne avec
Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille (1845) en 1966 pour former l'actuelle municipalité.
Cette dernière appellation, attribuée sous les formes abrégées de Saint-Thomas ou Saint-Thomas-en-Bas
au bureau de poste entre 1817 et 1858, honorait, d'une part, le deuxième desservant de la paroisse,
l'abbé Thomas-Joseph Morel (1636-1687), et, d'autre part, Adrien d'Abancourt, dit Lacaille,
gendre de Louis Jolliet, qui se noie en 1640 près de l'embouchure de la rivière à Lacaille.
Quant à Montmagny, ce nom célèbre le souvenir de Charles Huault de Montmagny (vers 1583-vers 1653),
premier gouverneur de la Nouvelle-France (1636-1648), à qui la seigneurie de la Rivière-du-Sud est concédée en 1646.
C'est à lui que l'on doit la coutume d'allumer des feux de joie à l'occasion de la Saint-Jean-Baptiste.
La présence de milliers d'oies blanches qui fréquentent chaque année, à l'automne, les battures de
Montmagny et qui donne lieu au Festival de l'oie blanche ainsi que le rôle économique important que joue
la ville sur le plan régional ont donné naissance aux surnoms de Capitale de l'oie blanche et de Capitale
de la Côte-du-Sud.
Montmagny constitue un centre agricole, commercial et industriel, notamment dans le domaine
de l'alimentation, du textile, de la mécanique et de l'électricité.
Source: Noms et lieux du Québec