La municipalité de Montpellier, qui tire son nom du bureau de poste établi
en 1889, est née en 1920 d'un ensemble de territoires municipalisés voisins des cantons de Ripon, Hartwell,
Mulgrave et Lathbury en Outaouais. En 1998, une partie du territoire non-organisé de Lac-des-Écorces fut
annexée à Montpellier, si bien que sise à 30 km au nord-ouest de Papineauville, elle est enserrée par les
municipalités de Val-des-Bois, à l'ouest, et de Lac-Simon, à l'est, tout en appartenant aux cantons
d'Hartwell et de Ripon, et maintenant à celui de Lathbury dans sa partie nord-ouest.
On a soutenu
que les Montpelliérois, dont les ancêtres ont fondé la mission de Notre-Dame-de-la-Consolation en 1902,
doivent leur gentilé à une ville du sud de la France ou à une localité de l'État du Vermont dont la forme
graphique Montpelier, diffère, par suppression d'un l. Toutefois, il appert davantage qu'il s'agit du
patronyme d'un maître de poste du début du siècle, Louis Beaulieu, dit Montpellier.
Celui-ci ouvre, en
1902, un bureau de poste à 11 km au nord de Ripon, alors qu'il était installé depuis 1892 sur une ferme.
Or, son amie de cœur, Albina Bissonnette, s'étant lassée de parcourir cette distance deux jours par semaine
pour lui apporter le courrier de Ripon, le met en demeure de l'épouser. Cette union accomplie, le couple
s'installe dans la localité identifiée comme Montpellier aujourd'hui.
Source:
La Commission de toponymie Noms et lieux du Québec dictionnaire illustré également disponible en version imprimée.