À environ 5 km au sud de Lévis, en retrait des grands centres, mais à proximité d'importants
axes routiers, se niche la municipalité de Pintendre qui, à l'origine, faisait partie intégrante du territoire lévisien.
Née sous la dénomination à rallonges de Saint-Louis-de-Gonzague-de-Pintendre en 1900, sous l'influence
dénominative de la paroisse, fondée la même année, Saint-Louis-de-Pintendre, son nom n'allait cesser de
s'amenuiser, passant à Saint-Louis-de-Pintendre en 1951, puis à Pintendre en 1986, nom du bureau de poste
depuis 1900.
Si le constituant Louis peut être aisément décrypté, -- il s'agit du cardinal Louis-Nazaire Bégin
(1840-1925) qui est originaire de Lévis et qui entretenait une grande dévotion envers ce saint, surtout connu
à titre d'archevêque de Québec (1898-1925) --, il n'en va pas ainsi pour Pintendre. Certains comme
Pierre-Georges Roy, archiviste lévisien, croient que les premiers Pintendrois, en raison des dures
conditions dans lesquelles ils devaient vivre, mangeaient plus de pain dur que de pain blanc, et on aurait,
par dérision et par jeu verbal, formé l'appellation Paintendre, devenue Pintendre.
Cette explication paraît
cependant passablement fantaisiste et elle n'est plus retenue. Plus sérieuse apparaît l'hypothèse selon
laquelle la présence d'anciennes forêts de pins blancs, mot souvent orthographié sous le régime français
«Pain» bois réputé très tendre, rendrait compte de cette dénomination.
Le toponyme «Pain Tendre» est
mentionné une première fois dans un acte notarié, le 28 novembre 1757. Il est aussi relevé sur une carte
du village de «Pain Tendre» de Jeremiah McCarthy en 1797.
Par la suite, ce toponyme évolue vers la forme
Pin Tendre, puis Pintendre.
Baigné dans un décor champêtre, de part et d'autre de la rivière à Scie, ce territoire
partiellement urbanisé profite de la présence à proximité de la rive est de la rivière Etchemin.
Source: Noms et lieux du Québec