La dénomination de cette municipalité retenue par le cardinal Bégin qui visitait régulièrement
le tombeau de ce saint, lors de ses fréquents séjours à Rome, constitue la forme abrégée du nom de saint Benoît-Joseph
Labre, qui a vécu de 1748 à 1783 et a été canonisé en 1881.
Ce pèlerin mendiant et pénitent est né en Artois et mort à
Rome. Vagabondant dans toute l'Europe, il a vécu dans la plus extrême pauvreté, négligeant même les soins corporels
les plus élémentaires. Il meurt à 35 ans dans l'arrière-boutique d'un boucher. À l'origine, la mission de Saint-Benoît,
fondée en 1888, desservait les gens venus de Beauceville qui s'étaient installés dès 1840, à 12 km à l'est de
Saint-Éphrem-de-Beauce, au sud-ouest de Saint-Georges.
En 1880, le territoire, qui est arrosé par la rivière Pozer,
affluent de la Chaudière, comptait trois scieries et un moulin à farine. En 1893, la paroisse de Saint-Benoît-Labre
était canoniquement érigée, son territoire provenant de Saint-François, d'Aubert-Gallion et de Saint-Victor-de-Tring.
Deux années plus tard, la municipalité de paroisse homonyme voyait officiellement le jour, l'appellation officielle
comportant une légère divergence, soit Benoit, sans accent circonflexe, en regard de la forme actuelle.
En 1993, on a procédé à la modification du statut de cette entité territoriale, désormais simple municipalité.
La dénomination courante Saint-Benoît a inspiré la dénomination collective Benois, qui constitue un intéressant
calque du nom municipal. Endroit de villégiature, la municipalité compte plusieurs lacs dont le lac aux Cygnes,
le lac Saint-Charles, le lac Vallée et le lac Raquette.
Entre 1961 et 1981, comme la majorité des paroisses agricoles
du plateau appalachien, Saint-Benoît-Labre a connu une forte diminution de la superficie des terres en culture,
soit près de 50 %.
On y retrouve l'une des plus grandes densités d'érablières du Québec.
Source: Noms et lieux du Québec