Épousant la forme d'un carré irrégulier, le territoire de cette municipalité lanaudoise
se situe à 15 km à l'ouest de Saint-Didace, près de Saint-Charles-de-Mandeville et à proximité du lac
Maskinongé.
Ce plan d'eau a attiré très anciennement des Attikameks et des Abénaquis qui y convergeaient
régulièrement. D'ailleurs les ancêtres des Brandoniens se sont implantés vers 1825 sur les rives de ce lac.
Il s'agissait de Loyalistes, d'Irlandais et d'Écossais, ce qui explique que dès 1827 l'endroit était connu sous
le nom de Lake Maskinongé Settlement et, plus tard, sous celui de Mission du Lac-Maskinongé. En 1837,
on voit apparaître la dénomination de Saint-Gabriel-du-Lac-Maskinongé à laquelle on substitue
Saint-Gabriel-de-Brandon en 1840, laquelle sera conservée tant pour la paroisse érigée canoniquement
en 1851 et le bureau de poste ouvert la même année que pour la municipalité de paroisse créée en 1855.
L'appellation choisie évoque l'archange Gabriel qui annonça à Marie la naissance de Jésus et à Zacharie
celle de Jean-Baptiste. Avec saint Michel et saint Raphaël, saint Gabriel est le seul ange à avoir un nom
propre dans la Bible de même qu'une fonction précise.
Brandon fait allusion à une ville d'Angleterre et
constitue le nom du canton proclamé en 1827 dans lequel la paroisse se situait. Endroit de villégiature
très recherché, cette municipalité a reçu les titres fort enviables de Perle des Laurentides et de Paradis
de l'autoneige. L'une des plus anciennes familles de l'endroit compte dans ses descendants André
Laurendeau (1912-1968), qui s'est illustré dans le journalisme et la politique.
Source: Noms et lieux du Québec