Entre Saint-Roch-des-Aulnaies, à l'est, et L'Islet, à l'ouest, sur la Côte-du-Sud,
se situe cette municipalité dont les débuts remontent au XVIIe siècle. Le territoire port-jolien est formé
des seigneuries de Port-Joly concédée à Noël Langlois-Traversy (1651-1693), en 1677, et revendue à
Charles Aubert de La Chesnaye (1632-1702), en 1686.
Dès 1679, le peuplement débute tout près de la rivière
Trois Saumons. À cette époque, les résidents de Port-Joly, dont les Aubert de Gaspé, famille du célèbre auteur
des Anciens Canadiens, Philippe Aubert de Gaspé (1786-1861), qui est d'ailleurs inhumé dans l'église paroissiale,
ont été longtemps seigneurs, étaient intégrés à la paroisse de Notre-Dame-de-Bon-Secours-de-L'Islet.
Saint-Jean-Port-Joli ou Port-Joly ou encore Port-Jolly, suivant certaines graphies, commencera d'exister
comme entité autonome avec l'érection canonique de la paroisse, en 1721, mise sous le patronage de
saint Jean-Baptiste par un décret ultérieur de monseigneur Elzéar-Alexandre Taschereau. Le bureau de
poste ouvert en 1827 reprendra cette appellation.
Sur le plan municipal, la municipalité de Port-Joli était
officiellement créée en 1845 et devenait partie de la municipalité de comté en 1847. En 1855, on établit
la municipalité de la paroisse de Saint-Jean-Port-Joli, scindée en 1857 en Saint-Aubert et en l'actuelle
Saint-Jean-Port-Joli. Sans doute faut-il voir en Port-Joli, tiré du nom de la rivière Port Joli, une origine
descriptive soulignant les qualités maritimes de l'endroit.
D'abord charpentiers, menuisiers, tisserands,
défricheurs, laboureurs, marins, pêcheurs, les Port-Joliens devaient, à partir des années 1930, ajouter
une corde de poids à leur arc. Sous l'impulsion du célèbre Médard Bourgault (1897-1967) et de ses frères,
l'industrie locale représentative de la localité deviendra la sculpture sur bois, dans le sillage de laquelle
s'inscriront la poterie, la fabrication de bateaux miniatures et le tissage.
Désormais consacrée Capitale
de l'artisanat, Saint-Jean-Port-Joli allie harmonieusement vestiges du passé et réussites contemporaines. L'endroit compte une très belle église remontant
au XVIIIe siècle, décorée par Jean et Pierre Baillairgé.
Source: Noms et lieux du Québec