Cette municipalité, distante de Québec de 80 km et de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin
d'une quinzaine de kilomètres, occupe l'extrémité sud de la MRC de Bellechasse, au sud de Saint-Nazaire-de-Dorchester.
Le peuplement standonnien s'étire sur la rive est de la rivière Etchemin qui serpente dans la localité, surnommée
la Petite Suisse en raison de la beauté du paysage.
Le mont Orignal, avec ses 625 m, forme l'arrière-plan du
secteur sud-est de cette municipalité. Dès le début du XIXe siècle, Gilbert (1786-1876) et William Henderson (1783-?)
s'installent dans la partie est du canton de Frampton qui allait devenir Saint-Léon-de-Standon.
Toutefois,
Stanislas Drapeau signale, en 1863, qu'il s'agit d'une «nouvelle paroisse» et précise que «la chapelle
de Saint-Léon est construite dans la concession appelée Maryville». Rattaché à Saint-Malachie, au nord-ouest,
de 1823 à 1871, l'endroit acquiert son autonomie avec la création de la paroisse en 1871, bientôt suivie de la
municipalité de paroisse du même nom en 1874.
Le 29 décembre 1882, le territoire standonnien s'enrichira
de parties des territoires de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin, de Saint-Malachie et du canton de Standon.
L'appellation choisie, anciennement abrégée souvent en Saint-Léon, se veut un hommage à l'abbé
Louis-François-Léon Rousseau (1831-1898), premier curé de Saint-Malachie (1857-1867) et curé de Montmagny
(1869-1898), qui apporte son aide lors de la fondation de la paroisse. L'ajout de l'élément Standon, qui identifie le
bureau de poste ouvert en 1855, marque l'inclusion de cet espace dans le canton de Standon, proclamé en 1831.
Les premiers colons venaient de la ville d'Angleterre homonyme, dans le Hertfordshire, qui a donné son nom à
l'entité cantonale. L'agriculture constitue l'activité principale des Standonniens.
Source: Noms et lieux du Québec