Cette localité de l'Outaouais a été implantée entre Mayo et Saint-André-Avellin, à une dizaine de kilomètres au sud de Ripon.
Concentrés dans la partie est du territoire, une série de lacs baignent cette étendue : Robert, Long, à la Perchaude, Farrand, etc.,
sans compter la rivière Saint-Sixte, sur le bord de laquelle la municipalité a été établie. La paroisse de Saint-Sixte a vu le jour
comme mission en 1855, avant d'être érigée civilement en 1893 et canoniquement en 1895. La municipalité, d'abord créée comme municipalité
du canton de Lochaber-Partie-Nord, ne prendra son appellation et son statut actuels qu'en 1979.
Celle-ci, qui identifie le bureau de
poste en activité entre 1887 et 1969, de même qu'un lac et un cours d'eau voisins de la mission originelle, serait d'origine amérindienne
et a subi maintes variations orthographiques : San-Sic, Sans-Sik, Sincique, Sinsic, Sincic. Dans un rapport de l'arpenteur John Johnston
daté de 1866, on relève la forme Sinsic pour identifier un cours d'eau situé à peu de distance de Saint-Sixte. La sanctification de la
dénomination, favorisée par la proximité auditive du nom (sin) de l'élément Saint et de sic(k) en regard de Sixte, participerait de ce
phénomène largement répandu dans la toponymie municipale et paroissiale au XIXe siècle. L'Église fait mémoire de saint Sixte, pape
d'origine athénienne en 257-258 sous le nom de Sixte II, dont la fête est célébrée le 5 août. L'appellation municipale primitive
saint-sixtoise rappelle la localisation géographique de cette étendue dans la partie nord du canton de Lochaber, proclamé en 1807, et
qui évoque un village de ce nom du district d'Inverness en Écosse.
Source:
La Commission de toponymie Noms et lieux du Québec dictionnaire illustré également disponible en version imprimée.